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ANTALGIQUES ET ALLAITEMENT, les points essentiels

Si les données sur les antalgiques durant l’allaitement sont peu nombreuses, les mieux évalués sont : le paracétamol, l’ibuprofène, la codéine et la morphine.

 

Paracétamol

AINS

Aspirine

Tramadol

Codéine

Morphiniques

Corticoïdes

< 3j post-partum

 

OUI

 

OUI

Possible en ponctuel

Possible

(1)

Possible

(2)

 

Possible

 

OUI

> 3j post-partum

 

OUI

 

OUI

Possible en ponctuel

 

Possible

 

 

Possible

 

Stop allaitement

 

OUI

(1)   dans les 3 jours suivant l’accouchement on prescrira de préférence du tramadol si un opioïde faible est indiqué (0,1% de la dose retrouvée dans le lait– données du CRAT)

(2)   dans les 3 jours suivant l’accouchement, la codéine sera prescrite en 2è intention si un opioïde faible est indiqué.( La codéine a un passage dans le lait jusqu’à 7% de la dose maternelle soit jusqu’à 20% des concentrations analgésiques pédiatriques – données du CRAT)

 

Au-delà de ces 3 jours la préférence pourra être donnée à la codéine qui a été mieux étudiée (La Revue Prescrire –Déc.2004)

Le Nefopam (ACUPAN°) passe dans le lait maternel.

Dans tous les cas on donnera la durée la plus courte possible et on surveillera la survenue d’éventuels effets indésirables chez le nourrisson, et la mère (somnolence, constipation…).

 

Autres :

-          Les antidépresseurs tricycliques : possibles

-          Gabapentine, prégabaline : à éviter car passent dans le lait maternel.

-          Cas de la migraine : on pourra donner des AINS pour la crise, les triptans  sont excrétés dans le lait maternel, il est possible d’en prescrire en suspendant temporairement l’allaitement. Le lait collecté pendant cette période doit être éliminé. Pour le traitement de fond, on donnera de préférence de l’amitryptyline (LAROXYL°) au propranolol (AVLOCARDYL°), Sans oublier les méthodes non médicamenteuses.

 

Dans tous les cas, quand il s’agit d’un traitement antalgique ponctuel, les tétées suivant la prise du médicament peuvent être supprimées, la mère utilisant un tire-lait pour éviter l’engorgement mammaire, ce lait étant alors inutilisé.

Références :

-    Revue Prescrire – décembre 2004

-     www.lecrat.org  (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes)

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